Communiqué de presse concernant le remaniement ministériel

Les remaniements ministériels dans les pays démocratiques, qui sont soumis à un contrôle populaire,  où sont pris en compte les avis  de l’opinion publique , répondent à des besoins liés à l’intérêt public. Ces remaniements  là sont soit un changement pour sortir d’un état de récession économique et d’incapacité à parvenir à un développement et touchent alors les ministères en relation avec l’économie, soit ils viennent suite à des scandales de corruption ou de mauvaise gestion et les ministres accusés ou impliqués sont écartés, soit ils visent à atteindre l’harmonie qui manque au sein du gouvernement. En Algérie, ce remaniement ministériel n’obéit pas à aucunes de ces trois exigences ni à aucune autre exigence logique.

La situation économique continue de se détériorer. De plus, le recul de la production et la chute des prix de pétrole menacent l’avenir du pays. Cependant, le remaniement n’a pas touché les secteurs concernés qui produisent de la richesse en dehors des hydrocarbures. En plus, le remaniement a touché des ministres non accusés de corruption qui ont hérité des ministères où nichaient la corruption avant leur arrivée. En revanche, ceux qu’on a  accusé de corruption et qui sont connus pour leur proximité du cercle présidentiel, n’ont pas été touchés par ce changement.

En ce qui concerne l’exigence de l’harmonie du gouvernement, les éléments de tensions au sein de l’exécutif, qui ont profité de la faiblesse des institutions de l’État pour faire passer leurs idéologies et frapper la stabilité de la communauté, n’ont pas été concernés ni inquiétés par ce  remaniement  et ils continuent alors à se comporter avec la même mentalité idéologique en  contradiction  avec les principes  cardinaux de la Constitution.

Ce remaniement ne vise pas l’amélioration de  la performance du gouvernement, il s’agit d’un arrangement des affaires internes du groupe de décision. En outre, la performance ne peut pas être développée au sein d’un régime politique endommagé,  où sa crédibilité et sa légitimité ont été anéanties par la fraude électorale,  la corruption globale et  l’échec permanent.

L’Algérie a besoin d’une action nationaliste et honnête aboutissant à un changement radical qui passe par une transition démocratique négociée avec une volonté du public. Un changement qui garantit à l’Algérie les chances de développement et de prospérité, pérennise sa sécurité et sa stabilité et la libère de la main des corrompus et spoliateurs  et de la domination de certains pays étrangers qui trouvent gratuitement leurs intérêts dans notre pays et résolvent leurs crises économiques à la charge de nos futures générations.

Le Président du Mouvement de la Société pour la Paix
Dr Abderrazak MAKRI.

Photo / Communiqué en langue arabe.

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