L’opposition prépare son deuxième congrès

Pratiquement tous les acteurs ayant pris part à la rencontre historique de Mazafran, à Zéralda, se sont retrouvés hier au siège du MSP.

Tous les leaders des partis siégeant dans l’Instance de suivi et de concertation regroupant les partis du Pôle des forces pour le changement et ceux de la Cltd, à l’image de Ali Benflis, Abderezzak Makri, Mohcine Belabbas, Mohamed Douibi, Tahar Benbaibech, ainsi que Maitre Ali Yahia Abdenour ont pris part à la réunion cyclique de l’Instance de suivi et de la coordination de l’opposition (Isco) tenue hier à huis clos.

Ces derniers se sont accordés sur l’organisation du deuxième congrès de l’opposition avant la fin de l’année en cours. Cette instance envisage de tenir au courant du mois prochain une réunion politique extraordinaire en vue de réactiver le rôle de l’opposition et d’organiser son action. Plusieurs dossiers politiques y seront abordés lors de cette rencontre. Il s’agit des préparatifs liés à l’organisation d’une seconde rencontre intitulée «Mazafran 2». Il est aussi question «de consolider l’action commune de l’opposition, d’organiser des actions et des activités sur le terrain avec les citoyens et de se solidariser avec les victimes de la pratique liberticide du pouvoir», peut-on lire sur le communiqué.

«L’instance a pu également intégrer d’autres partis et personnalités nationales au sein de l’Instance de suivi et de consultation», selon le même document. L’Isco a vivement critiqué «les menaces proférées par les responsables proches du pouvoir contre l’opposition». «Cette attitude inacceptable dénote de la furie et la paranoïa du pouvoir», selon Sofiane Djilali. L’Isco qui se solidarise avec les médias et les journalistes, dénonce «la chasse aux syndicalistes et militants des droits de l’homme lancée par le pouvoir». L’opposition dénonce «les atteintes à la liberté d’expression à travers le récent décret présidentiel portant sur la surveillance électronique, lequel laisse la porte grande ouverte à l’atteinte à la vie privée des Algériens».

Dans une «conjoncture caractérisée par une crise économique inquiétante, une conjoncture politique mouvementée et une réalité sociale grave», s’est tenue la réunion ordinaire et cyclique de l’Isco, relève le communiqué de cette instance. Par ailleurs, la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (Cltd) a annoncé récemment une série d’actions de rue à la fin du mois en cours, dont la nature sera définie au moment opportun.

La Cltd, composée de cinq partis et de l’ex-chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, estime que c’est un devoir national de préserver le pays de la crise multidimensionnelle qui secoue le pays. Les membres de la Cltd se sont mis d’accord sur l’impératif de sensibiliser les citoyens en utilisant les moyens de communication disponibles. A cet effet, il a été décidé de mener des actions de proximité et d’utiliser les médias et les réseaux sociaux.

Pour la Cltd, le régime qui a engagé en solo la politique d’austérité, n’affiche aucune volonté d’enclencher une transition démocratique négociée, qui permettrait de prémunir le pays contre les troubles sociaux prévisibles. Les membres de la Cltd estiment que ces troubles sont les retombées directes des choix économiques et politiques du système. Lors de leur réunion, ils sont revenus sur la crise extrêmement grave dans laquelle s’est empêtré le pouvoir en place, malgré les grands changements qui ont touché ses appareils, ces derniers temps et les tentatives de certaines de ces béquilles de proposer des initiatives improductives.

Les membres de la Cltd considèrent que l’instauration d’un État civil mis en avant par les appareils périphériques du pouvoir est un aveu clair que le pouvoir a été exercé par le passé par des groupes occultes. Pour la Cltd, tout État civil passe d’abord par le respect de la volonté populaire à travers la mise en place d’une instance permanente et indépendante pour la gestion des élections.

Source : ExpressionDZ

Par Mohamed BOUFATAH

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